Egoïsme ou civisme : face au Covid, les étudiants et les bacheliers passant des concours ne doivent pas choisir.

(actualisé le )

Monsieur le ministre, Madame la ministre,

Egoïsme ou civisme : face au Covid, les étudiants et les bacheliers passant des concours ne doivent pas choisir.
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En ce temps de pandémie, la plupart d’entre nous s’efforce de contribuer au ralentissement de la circulation du virus et de réduire par la même la pression sur les services hospitaliers.Dès lors qu’ils sont testés positifs ou déclarés cas contact, de nombreux étudiants poursuivant leur scolarité dans des conditions déjà difficiles, se retrouvent devant un choix qui ne devrait pas en être un.

Passer un concours ou un examen alors qu’on est malade ou que l’on risque de contaminer les autres n’est certes pas un choix très responsable mais comment blâmer ceux qui prennent ce risque ? En effet, ils n’ont, pour certains, aucune assurance de pouvoir repasser les épreuves manquées et les conséquences sont déjà dramatiques. Comment expliquer à un étudiant en classe préparatoire qu’il ne doit pas aller passer son concours parce qu’il est testé positif mais pas malade ? Comment expliquer à une future bachelière qu’elle ne pourra pas repasser son concours d’entrée pour devenir médecin militaire alors qu’elle était cas contact au moment des épreuves ? Autant de cas différents que de situations inextricables.

A tout ceux qui, par conscience civique, auront fait le choix de respecter l’isolement au détriment de leur propre avenir, la république doit une deuxième chance. Le gouvernement, par son inaction, ne doit pas inciter les candidats à venir passer leurs épreuves malades ou à passer sous silence qu’ils sont cas contacts.

La FA-ENESR vous demande solennellement, Monsieur le ministre, Madame la ministre, d’annoncer sans délai que tous ceux qui n’ont pas pu, parce qu’ils étaient positifs ou cas contacts, passer leur épreuves de concours durant cette période si particulière, auront une deuxième chance au plus tard d’ici à la fin septembre.

Il est des sujets, Monsieur le ministre, Madame la ministre, qui ne doivent pas porter à polémique. Celui-ci en est un et une annonce de votre part serait un profond soulagement pour de nombreux étudiants.