Aménagement des examens : Ne laissons pas nos élèves dans l’incertitude et l’angoisse !

Aménagement des examens : Ne laissons pas nos élèves dans l’incertitude et l’angoisse !
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L’incertitude est une grande source d’angoisse pour beaucoup de nos élèves. Déjà l’an dernier, les modifications de dernières minutes nous l’ont prouvées. Si l’on rajoute à cela une démotivation grandissante, tout à fait naturelle dans un tel contexte, il est urgent de clarifier la situation.

Le SA-EN appelle le ministre à annoncer sans délai de nouvelles modalités concernant les examens de fin d’année dans le secondaire et l’exhorte à entendre les voix qui s’élèvent partout et les risques de désordre s’il fait la sourde oreille ou tente un tour de passe-passe médiatique.

Devant la mobilisation des lycéens qui réclament la suppression des épreuves finales, le ministre semble infléchir progressivement sa position très rigide jusque-là. Il serait facile, pour les plus critiques, de fustiger ces jeunes qui se mobilisent en les renvoyant à une prétendue fainéantise alors que les problèmes qu’ils soulèvent sont réels et souvent niés (ou non pris en compte) jusqu’à présent.

Les deux dernières années scolaires ont été (et sont encore) pour le moins perturbées dans les collèges et les lycées.

  • Les absences à répétition des élèves et des professeurs (malades, cas contacts, professeurs non remplacés) ont été beaucoup plus nombreuses qu’à l’accoutumé. La plupart du temps, les programmes scolaires n’ont pas été tenu et des pans entiers non pas été vu. Parallèlement à cela, il n’y a pas eu (ou à la marge) des modifications des attentes institutionnelles. Dans certains établissements, les demi-jauges nécessaires ont bien entendu pénalisé les apprentissages.
  • En collège, outre les programmes non traités depuis deux ans, les brevets blancs n’ont pas ou n’auront pas lieu à cause de la modification du calendrier et des demi-jauges dans les départements concernés.
  • L’impréparation des modalités pratiques de mise en œuvre de la réforme du baccalauréat a conduit à des improvisations permanentes particulièrement concernant le grand oral. Il en résulte que de nombreux élèves n’ont pas eu de temps spécifique, encadré par leurs professeurs, pour le préparer convenablement.
  • L’ensemble de ces éléments provoque indéniablement une rupture d’égalité devant ces examens.

Alors oui, il est possible au ministre de changer l’organisation des examens jusqu’à 15 jours avant la date prévue. Oui il est possible que certains élèves soient maintenus sous une forme de pression les obligeant à fournir un travail jusqu’au terme de l’année. Oui la passation d’un oral peut être considéré comme une bonne chose pour la validation de compétences utiles dans notre société. Oui, la passation d’épreuves finales reste un objectif dans un fonctionnement normal. Mais rien n’est normal cette année encore.

Le SA-EN propose :

  • La suppression des épreuves finales du brevet des collèges mais le maintien lorsque c’est possible de l’épreuve orale au cas où elle n’aurait pas encore eu lieu.
  • Le maintien des épreuves en lycée mais la prise en compte du contrôle continu lorsqu’il est plus favorable aux élèves (français et philosophie).
  • Le maintien du grand oral mais sa prise en compte comme une option qui ne peut que favoriser les élèves.